En France, les bas de contention sont répartis en 4 classes selon la pression exercée à la cheville : classe I de 10 à 15 mmHg, classe II de 15,1 à 20 mmHg, classe III de 20,1 à 36 mmHg et classe IV au-delà de 36 mmHg. Ces plages sont celles indiquées par l’Assurance Maladie.
Plus la classe est élevée, plus la compression est forte. Mais « plus fort » ne veut pas dire « mieux » : la classe est choisie par le médecin en fonction de votre situation, après avoir vérifié qu’il n’y a pas de contre-indication.
Classe I = 10 à 15 mmHg ;
Classe II = 15,1 à 20 mmHg ;
Classe III = 20,1 à 36 mmHg ;
Classe IV = plus de 36 mmHg.
Pression mesurée à la cheville, classification française. La classe se choisit avec un professionnel de santé.
Comment sont définies les classes des bas de contention ?
La classe des bas de contention dépend d’un seul chiffre : la pression exercée au niveau de la cheville, exprimée en millimètres de mercure (mmHg). Si cette unité vous est peu familière, notre article sur la compression 15-20 mmHg l’explique simplement.
Cette pression est mesurée selon une méthode normalisée. L’avis de la Haute Autorité de santé sur la compression médicale cite la norme française NF G 30-102 B.
Pourquoi la cheville ? Parce que les bas médicaux sont conçus avec une compression dégressive : la pression est maximale en bas de la jambe puis diminue en remontant, comme le rappelle l’Assurance Maladie. Le mécanisme est détaillé dans notre article sur le fonctionnement des chaussettes de compression.
| Classe (France) | Pression à la cheville | Repère |
|---|---|---|
| Classe I | 10 à 15 mmHg | Compression la plus légère de la classification médicale |
| Classe II | 15,1 à 20 mmHg | Compression modérée |
| Classe III | 20,1 à 36 mmHg | Compression forte |
| Classe IV | plus de 36 mmHg | Compression très forte |
Le même découpage s’applique aux chaussettes (mi-bas), aux bas-cuisse et aux collants : la classe décrit la pression, pas la longueur du produit.
Classes françaises et classes étrangères : attention aux comparaisons
Les plages ci-dessus sont propres à la France. La Société Française de Médecine Vasculaire rappelle que d’autres classifications existent à l’étranger et que la prescription doit toujours comprendre la pression en mmHg. Une « classe 2 » vendue sous une norme étrangère ne correspond donc pas forcément à la classe II française. Le chiffre en mmHg est le repère le plus fiable.
Bas de contention classe 1 : la compression la plus légère
La classe I correspond à une pression de 10 à 15 mmHg à la cheville. C’est le premier niveau de la classification médicale française.
Comme pour les autres classes, c’est le professionnel de santé qui juge si ce niveau est adapté. Les conditions de prise en charge peuvent varier selon la classe et le produit : votre pharmacien pourra vous renseigner au moment de la délivrance.
Bas de contention classe 2 : à quoi ça sert ?
La classe II correspond à une pression de 15,1 à 20 mmHg à la cheville. C’est un niveau de compression modéré, qui se situe juste au-dessus de la classe I.
Selon la fiche de bon usage de la HAS sur les affections veineuses chroniques, une pression de 15 à 20 mmHg fait partie des options possibles dans plusieurs situations, par exemple des varices. Le choix final dépend toutefois de l’examen : sur sa page consacrée au traitement des jambes lourdes par contention, l’Assurance Maladie rappelle que le médecin vérifie d’abord l’absence de contre-indication, comme une artériopathie des membres inférieurs.
Autrement dit, « classe 2 » n’est pas une taille universelle à acheter par réflexe. C’est un niveau de pression qui doit correspondre à un besoin précis.
Mi-bas de contention classe 2 : chaussettes ou bas ?
Le mi-bas (ou chaussette de contention) s’arrête sous le genou. L’Assurance Maladie indique de le dérouler jusqu’en dessous du genou. Un mi-bas classe 2 exerce la même pression à la cheville qu’un bas-cuisse classe 2 : seule la hauteur couverte change. Le choix de la longueur revient au prescripteur.
Une chaussette de compression vendue sans ordonnance a-t-elle une classe ?
Non. Les classes de compression concernent uniquement les dispositifs médicaux de compression veineuse, prescrits et délivrés comme tels. Une chaussette de compression vendue comme produit de confort ne relève d’aucune classe, quel que soit le chiffre de pression indiqué par la marque, et ne peut pas être comparée à un bas de contention prescrit.
C’est le cas des chaussettes de compression NELOW : ce sont des produits de confort, qui ne sont pas un dispositif médical, ne relèvent d’aucune classe de compression médicale et ne remplacent pas une contention prescrite. Ce sont deux catégories de produits différentes, ce que nous détaillons dans notre article sur la différence entre contention et compression.
Bas de contention classe 3 : une compression forte
La classe III couvre une plage large : de 20,1 à 36 mmHg à la cheville. Elle correspond à une compression forte, réservée à des situations évaluées par un médecin.
À ce niveau de pression, l’ajustement est essentiel : un bas mal choisi peut être difficile à enfiler, inconfortable, voire inadapté. La prise de mesures en pharmacie et le suivi médical prennent ici tout leur sens.
Classe 4 : la plus forte compression
La classe IV correspond à une pression supérieure à 36 mmHg à la cheville. C’est le niveau le plus élevé de la classification française, réservé à des indications médicales spécifiques et à un suivi spécialisé.
Comment savoir quelle classe de bas de contention choisir ?
Pour un dispositif médical, la réponse est simple : ce n’est pas à vous de choisir seule.
- Consultez : le médecin examine vos jambes, recherche d’éventuelles contre-indications et détermine le niveau de compression.
- Vérifiez l’ordonnance : elle indique le type de produit et le niveau de compression. Selon l’avis de la HAS, la pression à la cheville y figure en mmHg, avec la classe le cas échéant.
- Faites prendre vos mesures : en pharmacie, le pharmacien mesure votre pointure, votre cheville, votre mollet et la hauteur de jambe.
Certaines situations imposent une prudence particulière, voire excluent la contention. Nous les avons rassemblées dans notre article sur les contre-indications des bas de contention.
Pour savoir comment se faire rembourser une classe prescrite, consultez notre guide sur l’ordonnance et le remboursement des bas de contention.
Et si vous cherchez plutôt une chaussette de compression pour le confort au quotidien, sans problème médical identifié, notre article sur comment choisir ses chaussettes de compression vous guide sur la pression, la longueur et la taille.
FAQ — Classes de bas de contention
Quelle est la différence entre la classe 2 et la classe 3 ?
La pression à la cheville : 15,1 à 20 mmHg pour la classe II, 20,1 à 36 mmHg pour la classe III. La classe III exerce donc une compression nettement plus forte et ne se porte que sur prescription adaptée.
Peut-on porter des bas de contention classe 2 sans ordonnance ?
Certains modèles sont vendus en pharmacie sans ordonnance, mais un avis médical reste recommandé : la contention a des contre-indications et la classe doit correspondre à votre situation. L’ordonnance est aussi nécessaire pour un remboursement.
La classe est-elle la même pour une chaussette et un collant ?
Oui, la classe décrit la pression à la cheville, quelle que soit la longueur. Une chaussette classe II et un collant classe II exercent la même pression à ce niveau.
Où trouver la classe sur mes bas ?
Elle figure en général sur l’emballage et sur la notice, souvent avec la plage de pression en mmHg. En cas de doute, demandez à votre pharmacien.
Peut-on superposer deux bas de contention ?
La SFMV indique que les pressions des bas s’additionnent lorsqu’ils sont superposés. C’est une technique médicale, à n’utiliser que sur avis d’un professionnel de santé.
En résumé
Quatre classes, un seul critère : la pression à la cheville. La classe I est la plus légère, la classe IV la plus forte. Le choix revient au médecin, la prise de mesures au pharmacien. Et pour comparer des produits, fiez-vous au chiffre en mmHg plutôt qu’au seul mot « classe ».
Sources
- Bien utiliser ses bas, chaussettes ou collants de compression — Assurance Maladie (ameli.fr)
- Avis de la CNEDiMTS sur les dispositifs de compression médicale (2010) — Haute Autorité de santé
- Guide de la compression, La Lettre du Médecin Vasculaire n°61 (2022) — Société Française de Médecine Vasculaire
- Jambes lourdes : consultation médicale et traitement par contention — Assurance Maladie (ameli.fr)
- Fiche de bon usage — La compression médicale dans les affections veineuses chroniques (2010) — Haute Autorité de Santé
Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.